Dans un monde où la nourriture prolifère dans les pays occidentaux tandis que dans d’autres elle se fait rare, la question: “nourrir les hommes” reste une réelle problématique.

La solution pour répondre à cette question de population grandissante  fut produire plus, l’agriculture intensive est née et avec elle l’introduction de nombreux pesticides et engrais chimiques… mais à quel prix ?

Les pesticides sont utilisés depuis les années 1940-50, et leurs effets secondaires négatifs sont rapidement détectés. S’ils permettent de détruire les insectes, rongeurs, mauvaises herbes ou champignons qui peuvent se révéler indésirables pour l’agriculture, à la perte de la biodiversité, s’ajoute le problème des algues bleues, la contamination de l’eau, du sol et de l’air. Ils provoquent ainsi, des pollutions graves de l’environnement et incontestablement des conséquences sur la santé humain. Cette agriculture dite traditionnelle  pourrait même menacer la vie des insectes pollinisateurs (abeilles), qui jouent un rôle essentiel dans la production des fruits, des légumes, des noix et des autres végétaux.

Depuis maintenant quelques années, l’agriculture biologique a fait son apparition, les boutiques bio prennent vie et récemment la grande distribution s’est mise elle aussi à créer des rayons bio.

Cela amena nombre de personnes à se questionner : Pourquoi préciser que ces produits sont issus de l’agriculture biologique? Quelle est la différence entre un produit bio et un autre? Avant on ne se posait pas la question, pourquoi maintenant? Ceux qui ne sont pas bio sont-ils si mauvais pour la santé?  Pourquoi le prix des produits bio est-il plus élevé? La norme n’aurait-elle pas dû être le bio? L’homme a t-il fait un bon choix en se donnant pour objectif d’augmenter les quantités produites plutôt que de miser sur la qualité?

On sait  qu’il y a plusieurs avantages à acheter et à manger bio. Fini les engrais et pesticides chimiques, les OGM, les hormones de croissance et les antibiotiques.

  On dit aussi adieu à la surpopulation animale dans des bâtiments fermés, à l’élevage intensif en batterie. L’agriculture biologique prône de nouvelles valeurs respectant  notre planète.

Dans une étude réalisée aux États-Unis, les aliments biologiques coûtent en moyenne 47% plus cher que la version non bio.                                                        

En effet, produire une alimentation biologique coûte plus cher. Au lieu d’utiliser des herbicides, on enlève les mauvaises herbes mécaniquement. Pas d’hormone de croissance, donc des périodes d’élevage plus longues. Plus de temps est donc utile, et le temps et les efforts ont des répercussions sur le coût.

Alors oui cela à un coût, mais une analyse a conclu que les fruits et légumes cultivés de façon biologiques contiennent plus d’antioxydants, moins de pesticides et de certains métaux lourds toxiques. Alors, «sans pesticide» est-il synonyme de « meilleure » santé? La réponse est une évidence, et il suffit d’un peu de bon sens pour conclure que les produits chimiques va à l’encontre de la santé.

Par ailleurs, une partie des chercheurs s’inquiètent que les pesticides que l’on consomme involontairement s’accumulent dans notre corps et perturbe notre système endocrinien. Une question légitime à laquelle personne n’a encore de réponses claires. Ce qu’on sait pour le moment, c’est que certaines études ont établi des liens directs entre une exposition massive aux pesticides et plusieurs maladies, notamment l’Alzheimer, le Parkinson, le cancer, l’asthme et le diabète. C’est particulièrement vrai chez les agriculteurs et les habitants de zones rurales qui y sont exposés de façon importante via l’air ambiant. Il faut aussi mentionner que les quantités de pesticides présentes dans nos aliments n’ont rien à voir avec les niveaux qui ont été observés dans ces études. Sans pouvoir prédire l’avenir, on n’a pas énormément d’évidences sous la dent présentement pour s’inquiéter dramatiquement.

Dans les faits, on sait que les aliments issus de l’agriculture traditionnelle (non bio) contiennent des résidus de pesticides en très petites quantités. Le Gouvernement du Canada affirme qu’il n’y en a pas en quantité suffisante dans nos aliments en général pour avoir des effets négatifs sur notre santé.   

MAIS attention ! Le Canada n’a pas les mêmes normes que la France concernant les quantités utilisées de pesticides et il s’agit pas non plus des mêmes produits en terme d’agressivité.

L’agriculture biologique n’a pas non plus les mêmes normes d’un pays à l’autre, d’où la diversité de logos…

On peut conclure en disant, qu’il faut rester objectif, ne pas paniquer et tenter de trouver des solutions qui nous correspondent. Acheter tout bio, ça coûte. On peut acheter certains articles en magasins bio, puis compléter ses emplettes dans des marchés, ou coopératives proposant de mettre en relation producteurs et consommateurs directement sans passer par un commerce. Et pourquoi pas si on a la possibilité, aller à la rencontre des petits producteurs locaux directement dans leurs champs, produisant souvent du bio ou du raisonné. Certains proposent la livraison ou la préparation de paniers à venir récupérer. De manière générale, privilégier les petits commerces spécialisés.

Une alimentation saine veut dire sans produits industriels transformés, de bons produits locaux biologiques ou issus de l’agriculture raisonnée et des repas préparés par nos soins, du fait maison où l’on sait avec certitude la composition.          

Manger bio, ça doit être avant tout un choix personnel qui s’harmonise autant avec notre portefeuille qu’avec nos valeurs.